PRESQUE ÉGAL & PRESQUE FRÈRE
(moyenne sur 5 notes)
Avec entracte
THÉÂTRE CONTEMPORAIN - entracte de Jonas Hassen Khemiri, mise en scène de Christophe Rauck, avec Virginie Colemyn, Servane Ducorps, David Houri, Mounir Margoum Julie Pilod, Lahcen Razzougui, Bilal Slimani, Aymen Yagoubi et Wassim Jraidi (en alternance) avec entracte.
- Dans ≈ [Presque égal à], l’argent conditionne tout. La société devient une machine à exclure et à déshumaniser. Rentabilité, profit, productivité sont les nouvelles idoles. Quatre personnages se croisent dans cet univers froid. Martina rêve d’ailleurs, Mani veut renverser le système, Andrei s’accroche pour survivre et Freja qui vient d’être licenciée aspire à se venger. Pris au piège de la société de consommation, ils n’arrivent à rien, sauf à s’enfoncer davantage. Que vaut la dignité d’un être humain face aux lois du marché ? Peut-on espérer une vie meilleure sans trahir ses convictions ?
- Dans J’appelle mes frères, l’explosion d’une voiture piégée sème un vent de panique dans la ville. Sans doute un acte terroriste. Amor, erre dans les rues, alors que la peur et les soupçons s’installent. A cause de son apparence, il se sent observé, traqué. Il appelle ses « frères » – Shavi, Valeria, Ahlem, Tyra – pour les mettre en garde : « planquez-vous ! », « fondez-vous dans la masse ! ». Dans la paranoïa ambiante, il va jusqu’à douter de sa propre innocence. Mais comment rester soi-même quand on incarne malgré soi une menace ? Qui est un coupable potentiel ? Eux ? Moi ? Nous ?
L’écriture de Khemiri fend les cadres et explose les stéréotypes. Elle devient un acte de libération jubilatoire, entre comédie grinçante et satire politique. Inspiré par le stand-up, il invente une langue vive, libre et percutante dans une adresse directe au public. En jonglant avec les mots et les registres, son théâtre fait du langage – miroir des inégalités – un puissant outil de résistance et d’affirmation de soi.
7, av. Pablo-Picasso
92022 NANTERRE CEDEX
M° Nanterre Préfecture
Tél: 01 46 14 70 00
Web: nanterre-amandiers.com
> Plan d'accès (Google Maps)
> Plan du métro (RATP)
92022 NANTERRE CEDEX
M° Nanterre Préfecture
Tél: 01 46 14 70 00
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Le spectacle s'est joué dans ce lieu du 28/01/2026 au 21/02/2026.
CONDITIONS GRAND PUBLIC
Durée 3h30.
CONDITIONS ADHÉRENTS
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Un article en rapport avec ce spectacle :
> Presque égal, presque frère Zoom par Antoine Fernandez, paru le 28/01/2026.
> Presque égal, presque frère Zoom par Antoine Fernandez, paru le 28/01/2026.
Notes des adhérents
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Derniers commentaires des adhérents
jpierre a écrit le 01/03/2026 à 18h39
Presqu'égal, presque frère réunit deux pièces qui interrogent les rapports sociaux de notre monde contemporain. Elles mettent en lumière une société parfois déshumanisée, où chacun avance comme il peut, cherchant sa place, tentant simplement de survivre dans un système qui broie plus qu'il ne protège. La mise en scène, inventive et appuyée par des effets vidéo pertinents, installe une atmosphère de chaos maîtrisé. On est plongé dans un univers fragmenté, nerveux, presque étouffant. Les comédiens défendent leurs rôles avec justesse et engagement. Pourtant, malgré la force du dispositif, cette fresque sociale ne m'a pas totalement convaincu quant au message qu'elle souhaite porter. La réflexion est là, mais elle peine à s'imposer avec clarté. Un spectacle qui nourrit la pensée, même s'il ne m'a pas pleinement emporté.
Tristan C. a écrit le 21/02/2026 à 01h20
C'est fort, c'est drôle, c'est étonnant et riche, les personnages et les acteurs sont formidables, j'ai vraiment adoré même si je n'ai pas trop compris le rapport entre la première et la seconde pièce. Mais ça nous donne avec les mêmes acteurs dans la même salle 2 pièces très différentes dans des ambiances singulières. Un régal ❤️
Claire M. a écrit le 14/02/2026 à 08h39
Quelle déception ...bien sûr le théâtre est magnifique bien sûr l'organisation de la scène est réussie les sujets intéressants voire même un début qui nous invite à la surprise et puis cela s essoufflé, et ne mérite certainement pas 3 h de spectacle
Dominique A. a écrit le 12/02/2026 à 08h13
Des destins qui se tissent et se rejoignent, les affres d'une personne racisée : Christophe Rauck sublime d'une scénographie inventive l'écriture de Jonas Hassen Khemiri.
Oana C. a écrit le 09/02/2026 à 21h40
Une affinité de rythme, de regard et d'éthique lie Christophe Rauck et Jonas Hassen Khemiri : l'un et l'autre dévalent ensemble dans le torrent le plus impétueux et le plus fiévreux qu'on puisse imaginer, un long torrent nerveux où ils partagent une même politique du trouble : ne jamais apaiser trop vite ce qui dérange.
La parole haletante, répétitive et contaminée de Khemiri transforme les peurs sociales en expériences linguistiques. Rauck met en scène cette respiration et son tempo, sa tension intérieure, sa circulation dans l'espace. Il n'illustre pas Khemiri : il lui prête un corps, un souffle, une durée. Là où Khemiri écrit une pensée qui s'emballe, Rauck invente une scène capable de contenir cette vitesse sans la domestiquer.
Si le texte ne rassure pas, n'explique pas et ne stabilise rien, s'il préfère l'ambiguïté et la contradiction, c'est pour engager la responsabilité du spectateur. Tout repose sur l'intelligence des comédiens qu'on n'hésite pas à mettre en danger, à les exposer dans toute leur fragilité, sans filtre, sans protection scénique inutile. L'adéquation parfaite entre Rauck et Khemiri repose sur une même foi : celle que l'acteur peut porter seul la complexité du monde.
La parole haletante, répétitive et contaminée de Khemiri transforme les peurs sociales en expériences linguistiques. Rauck met en scène cette respiration et son tempo, sa tension intérieure, sa circulation dans l'espace. Il n'illustre pas Khemiri : il lui prête un corps, un souffle, une durée. Là où Khemiri écrit une pensée qui s'emballe, Rauck invente une scène capable de contenir cette vitesse sans la domestiquer.
Si le texte ne rassure pas, n'explique pas et ne stabilise rien, s'il préfère l'ambiguïté et la contradiction, c'est pour engager la responsabilité du spectateur. Tout repose sur l'intelligence des comédiens qu'on n'hésite pas à mettre en danger, à les exposer dans toute leur fragilité, sans filtre, sans protection scénique inutile. L'adéquation parfaite entre Rauck et Khemiri repose sur une même foi : celle que l'acteur peut porter seul la complexité du monde.



