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(13 notes)
LOST AND FOUND - DIPTYQUE LARS NORÉN
THÉÂTRE DE L'ATELIER
Du mardi 2 juin au dimanche 28 juin 2026

THÉÂTRE CONTEMPORAIN. Charles Berling a choisi de mettre en scène deux huis clos inédits – C’est si simple l’amour et Lost and Found – aux dialogues rigoureux et aux non-dits implacables de l’un des plus grands dramaturges du XXe siècle, le suédois Lars Norén. Pour Erik et Marie, le dimanche est jour d’ennui. Dans leur...

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Notes des adhérents
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jpierre a écrit le 09/07/2026 à 17h37

  Note =
Lost and Found propose une critique pertinente de la famille contemporaine et des fractures qui peuvent la traverser. Les quatre comédiens sont remarquables de justesse, au point de rendre leurs personnages parfois inquiétants... et de faire apprécier de ne pas avoir une telle famille ! À travers un couple en crise et des enfants en pleine dérive, la pièce interroge avec intelligence les responsabilités de chacun et les origines du malaise familial. La proximité avec les acteurs renforce encore l'intensité du spectacle. Un théâtre vivant, dérangeant et stimulant, qui donne matière à réflexion.
Bernard B. a écrit le 01/07/2026 à 12h21

Note =
Une pièce intense, très bien interprétée par les quatre comédien.nes, avec un texte au cordeau sur l'explosion d'une famille dysfonctionnelle. La mère qui la porte seule, et en essayant de compenser la démission du père, en fait trop, et en devient insupportable pour ses deux ados.
François F. a écrit le 28/06/2026 à 13h24

Note =
Éblouissant , des interprètes superbes. Un diptyque à déguster
Michel P. a écrit le 28/06/2026 à 12h45

  Note =
Ce deuxième volet du diptyque mis en scène par Berling obéit au même modus operandi que le premier. Noren n'est pas un auteur anodin et a écrit de grandes pièces (j'avais adoré « Démons » monté au théâtre des Déchargeurs en 2021) mais en dépit du talent des comédiens, notamment Bérengère Warluzel qui se donne à fond, j'ai encore plus ressenti une impression de déjà-vu. Les personnages parlent mais ne s'écoutent pas, tout dialogue véritable semble impossible, que ce soit au sein du couple ou entre les générations. Ce pessimisme foncier et systématique dépourvu d'humour est parfois un peu facile.
Aline C. a écrit le 27/06/2026 à 22h01

  Note =
Bérangère Warluzel porte quasiment à elle seule le "dialogue" de ce couple où Charles Berling endosse le rôle du mari infidèle. Elle est remarquable.Le spectateur va subir une heure l'échange assassin au sein de ce couple usé, fatigué, poussé à son paroxysme la dernière demi-heure du spectacle - la plus vivante - pour assister à l'incapacité des parents à communiquer entre eux ou avec leurs enfants.
Des spectateurs de part et d'autre de la scène avaient été invités à faire partie du décor... J'avoue ne pas avoir saisi ce que cela pouvait rajouter à la mise en scène.
Je n'ai pas vu le pendant de ce dyptique, et je découvrrais ce grand auteur suédois... évidemment par ce temps de canicule, sans climatisation, avec une heure vingt de représentation, ce n'était pas idéal. Intéressant tout de même, malgré ces conditions quasi extrêmes.
Joël J. a écrit le 21/06/2026 à 09h27

  Note =
J'ai passé un très bon moment, c'est une très juste mise en lumière de la dynamique qui existe dans une famille avec les adolescents en réaction contre leurs parents.
Ce portrait de la société actuelle représente le fossé qui se creuse entre ces deux générations, chacune est trop concentré sur ses propres besoins ou envies, chacun, donne ta propre vision du monde, mais les patents ne font pas l'effort de comprendre le l'univers de leurs enfants...
Ce sujet est tellement actuel et la mise en scène, réserve une surprise, les comédiens sont tous bons, même les deux adolescents qui nous surprennent l'un et l'autre sur la dernière partie de la pièce. Félicitations à ces deux jeunes talents en herbe !
Maud P. a écrit le 11/06/2026 à 10h01

  Note =
Ce deuxième volet, écrit par Lars Norén qui implique la fraterie, est beaucoup plus sombre et moins jubilatoire que le premier.
Bérengère Warluzel donne beaucoup d'intensité à la détresse du personnage qu'elle interprète.
Eric C. a écrit le 08/06/2026 à 23h46

  Note =
L'écriture de Lars Norén ne laisse jamais indifférent comme cela se peut se voir dans les différents commentaires ! J'ai personnellement beaucoup apprécié ce spectacle tant le jeu de chacun des quatre protagonistes était juste ! Il est en effet très rare d'avoir un spectacle si pointu de par le jeu des comédiens déroulant un texte qui, bien que semblant très simple, est d'une grande complexité par sa nature même ! Ici, dans cette famille aisée, chacun suit sa propre ligne de vie en donnant l'impression qu'elle est parallèle avec celle des trois autres et pourtant il y a des points de convergence entre ces quatre lignes parallèles ! Et c'est là tout l'art de l'écriture de Lars Norén et tout l'art d'interprétation de ces quatre acteurs ! Charles Berling est absolument parfait dans ce rôle de mari-père sur qui tout glisse, Bérangère Warluzel est royale en mère qui veut tout gérer mais à qui tout échappe, Louise Arcangioli et Pierrick Grillet campent avec une véracité étonnante des ados rebelles ! Il y aurait tant à dire sur cette pièce que le mieux est encore d'aller la voir pour juger par vous-même !
Jean-François Fouque (j2f.) a écrit le 08/06/2026 à 12h55

  Note =
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Commentaire diptyque : "Amour & Lost".
Amateur quasi-inconditionnel des pièces
de Lars Norén, j'ai été enthousiasmé par
"C'est si simple l'Amour". L'interprétation
des deux comédiennes (particulièrement
de Caroline Proust) passe au-dessus de
la forme de mise en scène qui marche à
mon humble avis, moins bien pour "Lost
And Found" ! Les deux pièces explorent
la veine favorite de l'auteur, (le couple et
la famille souvent en milieu bourgeois)...
Comme "Bobby Fischer vit à Pasadena"
ou "Démons" les situations conflictuelles
sont poussées au paroxysme du drame.
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j2f.
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Annie Ch a écrit le 07/06/2026 à 05h05

Note =
Une pièce pour laquelle je n'ai pas accroché. Le dérangement mental de la mère qui emmène sa famille à la dérive est très bien rendu, les conséquences en sont très actuelles et correspondent à un certain milieu où la vie consiste à essayer de trouver une planche de salut au jour le jour pour se noyer toujours un peu plus. Le jeu est puissant, les comédiens investis mais je suis restée sur le bord.
Stéphane G. a écrit le 06/06/2026 à 20h12

  Note =
Au sein de cette famille moderne et dysfonctionnelle, règne une forme paradoxale de joie de vivre dépressive, nourrie par les multiples maux psychiques de notre société et une certaine stérilité existentielle. Le confort matériel, loin de rapprocher, enferme chacun dans une bulle où toute communication devient impossible. Les personnages parlent beaucoup, mais ne s'écoutent jamais. L'échange se délite, les liens se fissurent. Chacun exprime son mal-être à sa manière : une fille toxicomane, un fils flirtant avec l'extrême droite, des parents qui se subliment dans le travail. L'écriture de Lars Norén, aussi acerbe que sarcastique, est mise en valeur par quatre comédiens d'une justesse remarquable. Ils ne meurent pas tous, mais tous sont atteints du même mal ... La force dramatique du spectacle réside dans cette peinture d'une famille intellectuelle de gauche qui nous est familière malheureusement, puisque ce pourrait être nos amis dont les failles résonnent avec les nôtres. C'est précisément cette banalité du quotidien, conjuguée au naufrage inévitable de la famille dont aucun des quatre membres ne pourra venir en aide à son prochain, qui fait tout le sel de la pièce. Brillant !
Vincent a écrit le 04/06/2026 à 00h51

  Note =
Ce second volet du diptyque consacré à Lars Norén reprend certains éléments du premier ("C'est si simple l'amour"). On y retrouve Charles Berling et Bérangère Warluzel dans un couple en désintégration, le même décor, et toujours la présence de spectateurs sur le plateau, une expérience immersive à ne pas manquer ! Mais cette fois place à la famille et aux enfants, eux aussi à la dérive. Cette famille, qui n'apparaît jamais au complet mais sous la forme de duos-duels successifs, se désintègre de toutes parts. Il semble que rien ne peut arrêter le naufrage annoncé, malgré une dernière tentative. Bravo aux comédiens pour leur performance.
Clara M. a écrit le 03/06/2026 à 01h40

  Note =
Les parents, Erik et Marie s'ennuient, surtout le dimanche ! Ils échangent des propos dont les sous-entendus acides se muent en confrontations directes, laissant aflleurer la vacuité de leur modèle bourgeois.
Avec leurs enfants, Peter, 16 ans, qui navigue entre les idées d'extrême droite et les sites pornographiques et Anne, 19 ans, marginale et toxicomane, le dialogue est impossible hormis de violentes algarades ! Le vacillement des parents, l'usure et la chute du couple, l'explosion du cadre familial, la noirceur cruelle de Lars Norén !
Comme dans l'autre pièce du dyptique, j'ai été décontenancée par la mise en scène. J'aurais aimé que le spectacle ait la densité de la scène finale, très réussie, grâce à la prestation magistrale de Bérengère Warluzel, pudique dans l'impudeur.