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(7 notes) THÉÂTRE LA FLÈCHE Jusqu'au jeudi 4 juin
SEUL(E) EN SCÈNE. Poprichtchine, petit fonctionnaire, nous entraîne dans une réalité vacillante. Un ailleurs où la terre menace d’écraser la lune, où les chiennes s’écrivent des lettres et dans lequel notre héros réinvente amour et pouvoir. Dans une mise en scène à la fois drôle, cruelle et épurée, un seul en scène...
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Notes des adhérents
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Isabelle L. a écrit le 01/05/2026 à 09h06
Note =
Bravo à Raphaël Poly.... Son jeu est admirable, on est pris dans cette descente vers la folie. La sobriété de la mise en scène est parfaite.
Malika G. a écrit le 16/04/2026 à 20h53
Une pépite comme on en voit rarement.
Magnifique interprétation de Monsieur POLI.
Magnifique interprétation de Monsieur POLI.
Vincent a écrit le 10/04/2026 à 00h12
Découverte de ce théâtre niché au milieu d'un ensemble culturel insoupçonnable de la rue. Raphaël Poli est magistral à rendre l'avènement de la folie chez ce petit fonctionnaire russe. Il passe d'une expression à l'autre avec une diction parfaite. La mise en scène est épurée au maximum, nul besoin d'artifice pour voyager dans sa tête. Bravo !
Annie Ch a écrit le 05/04/2026 à 06h04
Note =
Une nouvelle interprétation de ce classique particulièrement réussie. La démence est subtilement amenée. Seule une chaussure, une ceinture comme accessoires, une note subtile de légèreté et l'on voyage, notre imagination se met en branle et l'on est emporté.
cc a écrit le 04/04/2026 à 19h00
Au théâtre, il y a déjà eu différentes versions de cette œuvre de Gogol. Y aurait il du "Horla" dans celle-ci ?
Ce seul en scène raconte la lente dérive d'un esprit. Le texte se positionne entre la satire sociale et le vertige intérieur, et surtout il est entièrement porté par la performance de Raphaël Poli.
Car ici, tout repose sur lui, et il ne déçoit pas !
Dès les premières minutes, il installe une présence forte mais banale et déjà fissurée. L'on découvre un homme ordinaire dont les certitudes se lézardent imperceptiblement. Ainsi, progressivement Raphaël Poli déploie toute la palette du comédien dramatique : précision du geste, modulation de la voix au gré des personnages évoqués, maîtrise du jeu corporel, et chaque rupture annonce une bascule.
Ce seul en scène reste un bel exercice de funambule où l'acteur navigue entre humour léger et tragédie pure. Il fait entendre les absurdités du monde administratif décrites par Nicolas Gogol tout en incarnant, avec une justesse troublante, la montée inexorable de la folie. Je salue particulièrement sa performance physique : le corps se transforme, se contracte, s'abandonne pour devenir le reflet de l'esprit qui se disloque.
On ressort de ce spectacle frappé par la densité de l'interprétation car le comédien en a fait une expérience profondément humaine. Sans artifice, il parvient à habiter toutes les nuances du déséquilibre humain.
Je vous invite à aller voir cette version à la mise en scène "carrée" agrémentée de passages musicaux classiques russes...
... et je vous laisse avec ces paroles de Gogol (auteur russe, né dans une ville aujourd'hui Ukrainienne) : "Quelle idée, vraiment, d'aller reléguer la capitale de la Russie tout au
bout du monde ! Et quelle nation bizarre nous sommes : notre capitale, c'était Kiev ; mais comme il y faisait trop chaud, nous avons transféré
nos pénates à Moscou, et comme à Moscou, il ne faisait pas assez froid, nous nous en sommes pris à la Providence, qui nous a gratifiés de
Saint-Pétersbourg."
Bon spectacle aux amateurs de découvertes !
Ce seul en scène raconte la lente dérive d'un esprit. Le texte se positionne entre la satire sociale et le vertige intérieur, et surtout il est entièrement porté par la performance de Raphaël Poli.
Car ici, tout repose sur lui, et il ne déçoit pas !
Dès les premières minutes, il installe une présence forte mais banale et déjà fissurée. L'on découvre un homme ordinaire dont les certitudes se lézardent imperceptiblement. Ainsi, progressivement Raphaël Poli déploie toute la palette du comédien dramatique : précision du geste, modulation de la voix au gré des personnages évoqués, maîtrise du jeu corporel, et chaque rupture annonce une bascule.
Ce seul en scène reste un bel exercice de funambule où l'acteur navigue entre humour léger et tragédie pure. Il fait entendre les absurdités du monde administratif décrites par Nicolas Gogol tout en incarnant, avec une justesse troublante, la montée inexorable de la folie. Je salue particulièrement sa performance physique : le corps se transforme, se contracte, s'abandonne pour devenir le reflet de l'esprit qui se disloque.
On ressort de ce spectacle frappé par la densité de l'interprétation car le comédien en a fait une expérience profondément humaine. Sans artifice, il parvient à habiter toutes les nuances du déséquilibre humain.
Je vous invite à aller voir cette version à la mise en scène "carrée" agrémentée de passages musicaux classiques russes...
... et je vous laisse avec ces paroles de Gogol (auteur russe, né dans une ville aujourd'hui Ukrainienne) : "Quelle idée, vraiment, d'aller reléguer la capitale de la Russie tout au
bout du monde ! Et quelle nation bizarre nous sommes : notre capitale, c'était Kiev ; mais comme il y faisait trop chaud, nous avons transféré
nos pénates à Moscou, et comme à Moscou, il ne faisait pas assez froid, nous nous en sommes pris à la Providence, qui nous a gratifiés de
Saint-Pétersbourg."
Bon spectacle aux amateurs de découvertes !
vv a écrit le 04/04/2026 à 12h27
Toute sa vie, Gogol n'a cessé de rechercher la reconnaissance. Ce journal reflète parfaitement l'état d'esprit de son auteur, être fragile et tourmenté.
R. Poli l'incarne avec une justesse remarquable, se laissant glisser, presque malgré lui, dans une folie qui dévore autant qu'elle libère.
La metteuse en scène a trouvé le rythme idéal, celui qui donne au texte toute sa fluidité en distillant, mine de rien, ses pointes d'humour. Elle nous conduit pas à pas vers une issue tragique, comme si la fatalité se refermait sur ce petit bonhomme, sans que nous l'ayons vue venir.
R. Poli l'incarne avec une justesse remarquable, se laissant glisser, presque malgré lui, dans une folie qui dévore autant qu'elle libère.
La metteuse en scène a trouvé le rythme idéal, celui qui donne au texte toute sa fluidité en distillant, mine de rien, ses pointes d'humour. Elle nous conduit pas à pas vers une issue tragique, comme si la fatalité se refermait sur ce petit bonhomme, sans que nous l'ayons vue venir.


