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Photo: D.R.


UN REQUIEM ALLEMAND – ENSEMBLE SEQUENTIAE
(moyenne sur 1 notes)

MUSIQUE CLASSIQUE avec le Choeur et l'Ensemble Sequentiae, Mathieu Bonnin (direction) et Lucien Debon (violoncelle).
Après le Stabat Mater de A. Dvořák en avril 2025, l’Ensemble Sequentiae propose en 2026 une interprétation du Requiem allemand de Johannes Brahms, œuvre profondément humaine et universelle. Loin du rituel liturgique traditionnel, Brahms compose une musique de consolation, tournée vers les vivants plus que vers les morts. À travers des pages d’une intense spiritualité, mêlant douceur, gravité et espérance, le compositeur invite à une méditation sur le deuil, le temps et la paix intérieure. En ouverture de soirée, le Chœur Sequentiae proposera deux pages a cappella de Mendelssohn et Bruckner, offrant une introduction tout en pureté et en profondeur. L’Ensemble fera ensuite entendre l’Élégie de Gabriel Fauré, dans sa version orchestrale, méditation intime et lumineuse portée par le chant profond du violoncelle solo Lucien Debon. Enfin, chœur et orchestre uniront leurs voix et leurs couleurs pour donner naissance à Rapsodie, une création de Maxence Grimbert-Barré, écrite spécialement pour l’Ensemble Sequentiae.
Réserver des places
SALLE GAVEAU
45, rue La Boétie
75008 PARIS
M° Miromesnil
Tél: 01 49 53 05 07
Web: www.sallegaveau.com

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CONDITIONS GRAND PUBLIC
Le 28/3: le Samedi à 20h30. Places de 15 à 63€.

Sam
28/3
20h30
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Derniers commentaires des adhérents
Frédérique a écrit le 25/02/2026 à 12h45

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Le requiem allemand est l'une des plus belles pages du répertoire classique. C'est grâce à lui, que Brahms (1833-97) bascule définitivement dans la célébrité. Figure de proue de la musique romantique, il appartient au groupe des trois B. Expression de Hans von Bülow (1830-94) faisant référence à Bach (père et maître de la structure musicale), Beethoven (révolutionnaire et briseur des codes) & Brahms (successeur qui allie la rigueur de l'un à la puissance de l'autre).

Il a 23 ans lorsqu'il perd son mentor - Robert Schumann (1810-56) - devenu un ami indissoluble. Peu de temps avant sa mort, le compositeur réfléchissait à une messe du repos. En hommage à celui qui marqua profondément sa vie, Brahms s'attelle à une Missa pro defunctis mais n'y parvient pas. La partition reste à l'état d'ébauche jusqu'au décès de sa mère en 1865. Bouleversé, il se lance dans l'écriture de ce qui deviendra « Le requiem allemand » (référence à la traduction de la Bible de Luther sur laquelle il puise son inspiration). Durant l'année 1866, il voyage entre la Suisse et l'Allemagne où il retrouve des amis qui le reçoivent chaleureusement, ce qui adoucit sa peine. Cette villégiature s'achève Baden-Baden, dans la maison de Clara Schumann où il termine l'œuvre.

Si Brahms est fin connaisseur de la Bible (bien qu'agnostique, il en est un lecteur assidu), il s'écarte toutefois de la musique liturgique. Il privilégie le réconfort qui, pour lui, prévaut sur la colère face à la perte d'un être cher. Son écriture est lyrique, lumineuse, recueillie. Elle s'éloigne de la théologie pour mieux tendre à l'universalité. Il part des morts pour s'adresser aux vivants afin d'assécher leurs larmes et non l'inverse, comme le firent Mozart (paix des âmes), Gilles (dignité du passage vers la Lumière) ou Fauré (sommeil paisible).

Le requiem se décline de manière circulaire en 7 mouvements [le 1er et le dernier se répondant par le mot "Selig" (Heureux)]. Le 1er est paisible ("Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés"), le 2nd est une marche funèbre ("Toute chair est comme l'herbe"), le 3e est nettement plus sombre ("Seigneur, enseigne-moi que ma vie a une fin"), le 4e est d'une très grande douceur ("Qu'elles sont aimables, tes demeures"), le 5e est angélique (c'est là qu'il rend hommage à sa mère - "Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira"), le 6e est dramatique ("La mort est engloutie dans la victoire") tandis que le 7e s'achève sur l'apaisement ("Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur").

La soirée Salle Gaveau promet d'être superbe puisqu'avec Brahms, l'ensemble Sequentiae, - fondé par Mathieu Bonnin, qui dirigera - seront aussi interprétées des pièces de Mendelssohn, Bruckner, Fauré ou, encore, Maxence Grimbert-Barré. Un programme suspendu entre ciel et terre présageant d'une spiritualité apaisée avec pour point d'ancrage Brahms.
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